Petites histoires de la particratie, partie n°1

La liste Kayoux – qui se présentait aux élections communales d’Ottignies-Louvain-la-Neuve – est un exemple de liste citoyenne, ouverte, horizontale et participative, qui n’hésite pas à expérimenter de nouvelles pratiques démocratiques. Elle a pourtant été écartée des débats télévisions publiques tant locale que régionale.

Tout d’abord, c’est la télévision publique locale du Brabant wallon TVCom qui a refusé leur présence lors de leur débat pré-électoral. Quelques jours plus tard, c’est au tour de la RTBF de prendre la même décision de ne pas les inviter au débat « Moi, bourgmestre ».

Chaque fois, la même rengaine : il n’y a pas assez de place sur le plateau pour que chaque liste soit invitée – pour rappel, 8 listes se présentaient aux élections à OLLN, TVCom et la RTBF en ont invité respectivement 6 et 5. Des critères dits objectifs sont donc avancés pour justifier cette exclusion de ces débats.

Quels critères ? La priorité était donnée aux listes qui disposaient déjà d’un élu, que ce soit dans le conseil communal sortant ou à un autre niveau de pouvoir.

Conséquence : la sélection des listes qui se présentaient conduit à une invisibilisation des nouvelles participations, avantageant les élus sortants qui se voyaient offrir une tribune supplémentaire pour discuter de leur réélection. Les partis déjà ancrés dans le système politique belge reçoivent, objectivement, un petit cadeau s’ajoutant aux autres inégalités d’un système électoral défaillant. Les autres listes, peu importe que leurs idées soient très positives ou aussi médiocres que celles des partis déjà en place, sont contraintes de faire des efforts supplémentaires.

Particratie, twelve points.

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